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Maison des Jésuites de Sillery

L’occupation du site de la Maison des Jésuites de Sillery commence bien avant l’arrivée des missionnaires, alors que des tribus nomades séjournent de façon saisonnière sur les rives du Saint-Laurent pour y pêcher et faire du troc.

La mission Saint-Joseph est le premier établissement permanent fondé en Nouvelle-France par les Jésuites, qui viennent ainsi, à faible distance de Québec, au-devant des Amérindiens dans le but de les évangéliser. Ils construisent un fort pour protéger les installations et pratiquent l’agriculture afin de prévenir les disettes. Ils parviennent tant bien que mal à sédentariser quelques familles, mais les épidémies et les menaces iroquoises fragilisent périodiquement la mission, qui est abandonnée à la fin du 17e siècle. Les Jésuites continuent d’exploiter la ferme et construisent une nouvelle maison qui leur sert de résidence campagnarde.

À l’issue de la guerre de Sept Ans, la maison est louée à des Britanniques pendant l’été. Une écrivaine séjournant sur place y situe même l’action de son roman, publié en Angleterre en 1769. À partir du 19e siècle, la demeure est habitée plus régulièrement par les marchands de bois ou par les gérants de leurs entreprises, installées dans les anses de Sillery. Les traces de l’établissement des Jésuites disparaissent. Seule la maison témoigne de leur présence.

En 1929, la Commission des monuments historiques transforme la maison en musée. En dépit de son classement et de sa nouvelle fonction, le bâtiment, tantôt menacé de démolition, tantôt négligé faute de moyens suffisants, a un avenir incertain. Devenue propriété de la Ville de Sillery en 1986, la maison est finalement restaurée pour faire place à un centre d’interprétation et d’exposition.

Pour en savoir plus

L’épais carré de maçonnerie crépie, posé directement sur le sol, et le toit en bardeaux de bois sont typiques de l’architecture française des 17e et 18e siècles. La façade symétrique, le portail central et la régularité des ouvertures appartiennent plutôt au courant néoclassique, qui régit l’architecture au milieu du 19e siècle. Le vocabulaire classique, commun aux traditions française et britannique, confère au bâtiment son homogénéité.